Le LI-ICV pour les enfants

Consulter pour soi, avant d’amener son enfant

Consulter pour soi, avant d’amener son enfant chez le psy

Oui oui, ce titre est un peu provocateur… peut-être même un peu dérangeant ?

Mais ce sujet me passionne, et j’aime aborder les choses sous un angle différent.
Alors je vais tenter de vous expliquer, simplement, pourquoi consulter un psychologue pour soi, en tant qu’adulte, peut être l’un des plus beaux cadeaux à faire à son enfant — surtout lorsqu’il traverse une difficulté.

Mon intention ici n’est pas de culpabiliser les parents, bien au contraire. Il s’agit plutôt de mettre en lumière leur capacité à aider leur enfant, en commençant par eux-mêmes.

Une base de sécurité avant tout

D’après la théorie de l’attachement (Mary Ainsworth et John Bowlby), un enfant développe plus facilement ses capacités de régulation émotionnelle lorsqu’il évolue auprès d’un parent disponible sur le plan psychique — c’est-à-dire émotionnellement présent, rassurant, et stable, une grande partie du temps.

Et, sans surprise, la « gestion de la colère » est l’un des motifs de consultation les plus fréquents chez les enfants.

Or, jusqu’à environ six ou sept ans, la capacité d’un enfant à réguler ses émotions dépend très fortement de celle de ses parents. Cela signifie que pour accompagner son enfant dans ses tempêtes émotionnelles, il est souvent nécessaire de commencer par apaiser les siennes.

Une approche thérapeutique soutenante

La thérapie LI-ICV (Lifespan Integration – Intégration du Cycle de la Vie), qui s’appuie notamment sur la théorie de l’attachement, permet ce travail d’apaisement émotionnel. En travaillant sur son propre vécu, le parent peut peu à peu retrouver un équilibre, une solidité intérieure.

Et cela change beaucoup de choses : quand le Moi Enfant du parent — c’est-à-dire ses propres blessures d’enfance non guéries — est moins activé dans la relation avec son enfant, les échanges deviennent plus sereins.
Car oui, devenir parent réveille en nous des parts très anciennes. Des parties blessées de notre histoire qui, inconsciemment, cherchent à se réparer à travers ce que nous vivons avec nos enfants.

En thérapie LI-ICV, le parent est invité à revisiter son parcours, à retracer l’histoire de son enfant, et à déposer les difficultés rencontrées sur le chemin de la parentalité. Ce travail permet peu à peu de « digérer » ce qui a été vécu, et de s’en libérer.

Un effet direct sur la relation parent-enfant

Un parent plus régulé dans ses émotions devient naturellement plus présent, plus disponible psychiquement. Et cela se reflète dans la relation avec son enfant, qui s’apaise souvent sans qu’il soit nécessaire d’intervenir directement auprès de lui.

Je reçois de plus en plus de demandes de parents souhaitant entamer une thérapie dans cette perspective, et cela me réjouit. C’est une démarche responsable, courageuse, et profondément bienveillante envers soi-même… et envers son enfant.

Alors si cette idée résonne en vous, je vous souhaite bon courage pour franchir ce premier pas. C’est un chemin parfois exigeant, mais il en vaut la peine.