Prendre soin de sa santé




En 2025, consulter un psychologue ne devrait plus être un tabou. Et il l’est de moins en moins heureusement. Mais j’entends encore la phrase « il devrait aller voir quelqu’un » , qui ne me fait plus sourire… Puisqu’elle ne fait que renforcer ce tabou, comme si ce mot « psy » écorchait les oreilles.


Votre place est légitime, en effet, car chacun et chacune a le droit de bénéficier d’un espace bienveillant, où il pourra déposer ses difficultés et avancer main dans la main avec son ou sa thérapeute pour retrouver un calme intérieur.
Vos besoins sont légitimes.

Prendre soin de sa santé mentale c’est prendre soin de sa santé toute entière. Nous savons aujourd’hui grâce à de nombreuses études que des niveaux élevés et prolongés de cortisol (l’hormone du stress) peuvent dérégler le système immunitaire et entraîner des inflammations chroniques dans le corps (1).
Ces phénomènes inflammatoires peuvent causer des migraines, acouphènes, douleurs articulaires, eczéma, troubles digestifs, etc.


Alors, pourquoi consulter ?
Vous le savez, la vie n’est pas un long fleuve tranquille, il peut y avoir des secousses, plus ou moins intenses, des périodes que l’on traverse sans avoir besoin d’aide et d’autres qui mettent du temps à passer. Mettre des mots sur ce qui vous arrive, à l’aide d’une personne tierce, neutre et empathique permet de commencer à digérer, prendre un positionnement différent dans la situation.
Je suis encore étonnée d’entendre certaines personnes me demander en début de suivi « est-ce que j’ai bien ma place ici? » minimisant leur souffrance et sous entendant « qu’il y a pire que moi ». Alors, oui, vous avez votre place ici, quelque soit votre bagage.


Consulter un psychologue peut représenter une opportunité de grandir différemment. C’est s’offrir un espace d’écoute bienveillant, permettant d’apaiser ses émotions et de retrouver un équilibre intérieur.

(1) Black, D. S., & Slavich, G. M. (2016). Mindfulness meditation and the immune system: a systematic review of randomized controlled trials. Annals of the New York Academy of Sciences, 1373(1), 13–24.